23/10/2005

BIENVENUE...

Bienvenue sur le site des Amis du Moulin de Terral, un ancien moulin à eau sis dans le sud de la France (commune de Condom d’Aubrac, Aveyron) et dont vous pourrez découvrir ci-après un bref historique et quelques photos. Au fil des mois nous tenterons de l’étoffer, que ce soit avec des liens vers d’autres sites régionaux, des détails sur nos sponsors, ou encore sur les équipes bénévoles, et vaillantes, des Scouts de France, qui nous aident régulièrement à reconstruire, rénover et entretenir cet élément de notre patrimoine que nous aimerions de plus en plus vivant. Ultérieurement, nous vous informerons de la manière dont vous pouvez plus concrètement nous aider. N’hésitez bien sûr pas à nous en demander d’ores et déjà plus via le mèl de ce site si vous deviez vous impatienter, ou être curieux d'autres détails que nous aurions omis de mentionner...

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SEPT SIÈCLES DE VIE

Le moulin de Terral est l’un des 15 moulins connus à ce jour qui s’échelonnaient le long de la Boralde de Saint-Chély (voir la carte ci-dessous), boralde étant le nom générique des rivières de l’Aubrac qui alimentent la rive droite du Lot. Il se situe sur un vieux chemin qui reliait, de Lestrade à Salgues, l’ancienne voie romaine Rodez-Lyon à la route Saint-Côme - Aubrac.L’acte de fondation de Terral remonte à 1312. Cette année-là, Hugues Cabrolié et sa femme Raymonde, habitants du château de Salgues, obtiennent du baron de Calmont, seigneur de cette région et maître des cours d’eau non navigables, l’autorisation de construire en ce lieu un moulin de 3 ou 4 meules. Le moulin, bien que propriété des Cabrolié, avait un caractère banal : les habitants des environs étaient tenus d’y faire moudre leurs grains.Au début, les meuniers ne logeaient pas sur place. Terral se développera particulièrement à partir de la seconde moitié du XVIIème siècle, sous l’impulsion de la famille Bonal, alliée aux Cabrolié. On doit certainement à Pierre Bonal la construction de la maison d’habitation. À partir de cette époque les meuniers résident sur le site. En 1704, Jean, fils de Pierre, fait construire la grange-étable. Le moulin à huile verra le jour vers le milieu du XVIIIème siècle.En 1765, l’implantation des bâtiments était celle que nous connaissons aujourd’hui. Sans enfants, les derniers Bonal vendirent Terral en 1764. La même famille avait tenu le moulin pendant 4 siècles et demi.C’en sera fini des grandes dynasties. Plusieurs meuniers se succéderont jusqu’en 1911, date d’abandon du moulin après le décès de son dernier occupant, Guillaume Bouldoire.

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UN SYSTÈME INGÉNIEUX

L’eau nécessaire au fonctionnement du moulin provient d’un canal long de deux centaines de mètres environ, que l’on peut suivre en remontant la boralde. Au niveau du moulin à huile le canal forme un petit bassin au fond pavé, la paissière, d’où l’eau était distribuée aux moulins par des canalisations de bois en forme de U, les coursiers. Les vannes d’admission étaient commandées depuis les bâtiments. En cas de crue, une grosse vanne épanchoir, située en aval de la paissière, permettait de décharger le canal. Une autre vanne épanchoir, toujours visible, existait dans la partie amont du canal, non loin de la prise d’eau. À la sortie des moulins, l’eau était évacuée en direction de la boralde par des canaux de fuite.Comme la plupart des moulins hydrauliques du Rouergue, Terral est du type "à roue horizontale". Le mécanisme est simple. Il s’articule autour d’un axe vertical, solidaire dans sa partie inférieure d’un moyeu d’où rayonnent des pales de bois, ou cuillers : c’est le rouet, ou roudet, logé dans la chambre hydraulique. La chute de l’eau sur les cuillers met en rotation l’arbre vertical qui transmet le mouvement.

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MOULIN À HUILE

L’axe-moteur entraîne dans un mouvement circulaire une meule en tronc de cône qui tourne en même temps sur elle-même, en s’appuyant sur le fond d’une cuve en pierre immobile. Cette meule sert à écraser des cerneaux de noix ou des noisettes. On obtient ainsi une pâte qui est chauffée, placée ensuite dans une toile tissée en peau de chèvre et soumise à l’action d’un pressoir pour fournir de l’huile. Six kilos de noix non décortiquées donnent environ un litre d’huile.

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MOULINS À GRAIN

Il y en avait deux : un pour le seigle et un pour le froment. La mécanique du moulin à grain (voir plan) est plus complexe que celle du moulin à huile. Toutefois, le principe d’entraînement est le même. Le mouvement est ici transmis à une meule tournante horizontale (la meule volante) qui s’appuie sur une autre meule fixe, ou dormante. Le grain stocké dans la trémie s’en échappe par une ouverture située à la base, tombe dans le traquet puis dans l’auget qui le distribue, grâce à un mouvement vibratoire entretenu par le fusoir, sur la meule inférieure où il est broyé.

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DE LA FIN DU MOULIN... A SA RENAISSANCE

Le développement des minoteries et du réseau routier moderne, à la fin du XIXème siècle, sonnera le glas des moulins des boraldes. Les meules de Terral s’arrêtèrent de tourner en 1911. Le moulin avait fonctionné pendant près de six siècles avant de tomber totalement dans l’oubli.Fin 1998 naquit l’association "Les Amis du Moulin de Terral", pour protéger le site et lui donner une nouvelle vie.

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